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dimanche 2 mai 2010

Rassemblement sur le Plateau des Glières le 16 Mai 2010

La section Annemasse de la Ligue des Droits de l’’homme sera présente au rassemblement sur le plateau des Glières le dimanche 16 Mai 2010.
Pour faciliter le déplacement de ses adhérents, elle mettra à leur disposition un car.
Il partira d’Annemasse à 8 heures du Complexe Martin Luther King. La participation aux frais à verser au départ sera de €.10.
Ce car sera ouvert aux sympathisants
Merci de réserver à ldh.annemasse@wanadoo.fr
Les inscriptions seront confirmées dans l’ordre de réception

La bande annonce du rassemblement du CRHA est disponible ci dessous
http://www.dailymotion.com/video/xd3j77_rassemblement-paroles-de-resistance_news


Bonne feuille

Voici le texte de l'appel signé le 5 mai 2007 par les anciens des Glières Walter Bassan, Constant Paisant et Robert Lacroix à la suite de la visite sur le plateau de Nicolas Sarkozy, 48 heures avant le second tour de l'élection présidentielle.
Il est le pont de départ des rassemblements annuels depuis 2007. Nous insistons sur le respect de la dignité du site : pas de banderoles, de badges, ou autres calicots.

« Non, M. Sarkozy, les combattants des Glières ne sont pas récupérables !

M. Sarkozy vient de réaliser une opération médiatique sur le lieu des combats de 1944, aux Glières.

Tantôt marchant absolument seul vers le monument, tantôt serré par des parlementaires de son parti et entouré de micros et caméras, il est certain que M. Sarkozy disposait d'un bon metteur en scène ce vendredi 4 mai 2007.

Les dialogues étaient beaucoup moins affûtés : parler de la « sérénité » du lieu s'accommodait bien mal de la bousculade médiatique de ce jour là. Et les propos polémiques contre sa concurrente au poste de la Présidence de la République face aux micros tendus n'étaient pas dignes d'être proférés sur le lieu même du sacrifice des Résistants unis.

M. Sarkozy ne sert pas la mémoire des Glières et de la Résistance. M. Sarkozy se sert des Glières.

Nul ne lui contesterait le droit de rendre un hommage personnel et discret aux hommes tombés ici. Nul ne lui contesterait le droit de rendre un hommage public dans une fonction officielle. Nous lui contestons le droit de récupérer un symbole historique au service de son ambition personnelle, dans une mise en scène détestable à quelques heures du scrutin.
La mémoire des combattants des Glières appartient au peuple français

Les avancées politiques issues de ces sacrifices et des combats de toutes les Forces Françaises de l'Intérieur doivent être défendues. Le programme du Conseil National de la Résistance, unifiant les composantes combattantes a permis des avancées sociales extraordinaires à la Libération.
Nous, nous y souscrivons toujours.

Nous appelons à un rassemblement digne sur le plateau des Glières, autour d'un repas tiré du sac et fraternellement partagé, dimanche 13 mai 2007 vers midi : citoyennes et citoyens sont conviés à montrer que ce sont des gens du peuple, d'origines très diverses, qui se sont dressés ici contre l'oppression. Non, aucun politique en campagne, de quelque bord qu'il soit, n'aurait dû venir entacher l'esprit du plateau.

« Le mot "Non", fermement opposé à la force, possède une puissance mystérieuse qui vient du fond des siècles. » (extrait du discours prononcé par André Malraux, le 2 septembre 1973, à l'occasion de l'inauguration du Monument de la Résistance érigé par le sculpteur Gilioli sur le Plateau des Glières.)
Au nom de la dignité et du respect pour les martyrs et les rescapés des Glières, au nom des trois résistants qui soutiennent l'appel, et au nom de cette initiative citoyenne et non-partisane, il est demandé instamment aux participants de n'arborer aucune banderole ou bannière

De plus il n'y aura pas de prises de parole politiques : la parole sera simplement rendue aux résistants oubliés par le candidat Sarkozy, tout à sa précipitation de se montrer face aux caméras devant ce symbole qui, décidément non, ne lui appartient pas, qui n'appartient à personne, ou plutôt à tout le monde !

Montrons la force de notre « non » par notre silence recueilli dans la quiétude de cet alpage, par notre attitude forçons le respect.

Ce lieu est donc un symbole... Dans l'histoire de la Résistance, le maquis des Glières représente le premier groupement réunissant des mouvements de différentes sensibilités, Armée secrète et FTP. L'unité de la Résistance s'y est caractérisée. C'est également un symbole d'une lutte antifasciste de dimension internationale. Après la dispersion du maquis, la Résistance s'est reconstituée. La Haute-Savoie sera le premier département de la métropole à être libéré, le 19 août 1944, par les seules forces de la Résistance. Les Glières ont donc une signification nationale."

jeudi 25 mars 2010

LA LOI REPUBLICAINE A NANGY

Rappel : Après une expulsion de l’agglomération annemassienne, plusieurs familles roms (50 personnes environ) squattaient depuis plusieurs semaines une fruitière désaffectée et promise à la démolition .
La loi républicaine sur l’instruction obligatoire était respectée. L’école publique scolarisait les enfants roumains Roms malgré l'opposition du maire. Les enfants étaient heureux.
La loi républicaine sur le droit aux soins était respectée. Les personnes malades et surtout les femmes enceintes étaient suivies et prises en charge par l’Hôpital public.
La Fraternité était organisée. Emmaus, les Restos du Cœur, les parents d’élèves de Nangy et d’autres bénévoles fournissaient nourriture et vêtements chauds. Une dignité humaine était tant bien que mal rendue.
Mais la loi républicaine sur l’Ordre public existe et se devait être respectée aussi…
Vendredi matin à 6heures : 50 gendarmes cagoulés, armés, sont venus à bord de 11 véhicules, pour un contrôle d’identité musclé avec mise à terre des hommes et menottes. Les enfants, à l’école le matin, traduisaient dans leurs dessins et leurs jeux ces événements. 11 d'entre eux sont scolarisés à Nangy.
Les gendarmes sont revenus hier matin 24 mars, jour sans école, avec un huissier, les familles sont évacués sans ménagement avec beaucoup d’effets perdus. L’escaler d’accès est détruit. L’intérieur et l’extérieur de la fruitière sont abondamment arrosés de lisier pour empêcher la réoccupation des lieux.
Les propositions de relogements de la préfecture, séparant les membres d’une même famille sont refusés. La nuit s’est passé dehors, sur matelas et couvertures apportés par les militants, sous les banderoles de la LDH, agrémentée par les passages de véhicules de la gendarmerie équipées de projecteurs.

Tous les enfants devaient être à l'école à 8h30.
Tel était la situation ce matin (à suivre)

Revue de presse:
http://www.blogger.com/goog_2117334201
(reportage après l'annexion de la Savoie par la France°
http://www.lemessager.fr/Actualite/Genevois/2010/03/24/article_messager_1196043.shtml
http://www.ledauphine.com/nangy-les-roms-ont-ete-expulses-de-l-ancienne-fruitiere-mercredi-@/index.jspz?chaine=23&article=279751

dimanche 20 décembre 2009

Rapport d'activités 2009

Annemasse.
Le niveau de notre activité est resté à un fort niveau en 2009. Nos permanences sont devenues hebdomadaires depuis deux ans. Chaque permanence est attendue. Certaines soirées nous nous dédoublons en deux salles d’accueil. Nous avons maintenu pour la première année nos permanences au mois d’Août. C’est une moyenne de 8 familles que nous recevons chaque semaine. Ces soirées de 18 heures 30 à parfois 23 heures sont les témoins visibles de notre activité. Nous remercions le personnel du Complexe MLK de son aide et attention devant l’afflux important de ces soirs.
L’aide apportée est rendu possible par la présence constante des militants des Droits de l’Homme sur Annemasse. Notre section s’est encore renforcée pendant l’année écoulée. C’est près de 26 adhérents qui apportent selon leur disponibilité. L’accès quasi-libre des salles de la Maison des Associations facilite notre action. L’adresse est connue.
Notre action réside majoritairement dans l’accueil et le soutien direct aux personnes dont les droits ne sont pas respectés : l’immigration, les sans-papiers, l’asile politique restent les points forts de nos interventions. La xénophobie d’Etat est bien entretenue par le successeur d’Hortefeux, le débat sur l’identité nationale en est le témoin. Nous intervenons principalement sur le nord de la Haute Savoie. Pour les Gens du Voyage, nous n’hésitons pas à porter notre action sur tout le département.
Nos interventions portent aussi sur les droits sociaux et les libertés publiques : nous nous étonnons qu’un arrêté anti- mendicité municipal soit pris comme solution pour répondre au racket de personnes en situation précaire. Le tout sécuritaire de l’Etat avance par le camouflage d’une campagne de surveillance par une campagne de protection en argument de la vidéosurveillance. Le suivisme de certaines municipalités est inquiétant. Les services sociaux des communes remplissent un travail appréciable. Il est toutefois notable de constater des lacunes selon les communes. Nous devons souvent y pallier avec d’autres associations.
Le travail hors permanences est mal connu. Il est important en recherches documentaires, démarches, rendez vous, rédaction de courrier. C’est une partie cachée, mais importante de notre action. Nous assistons les personnes dans les démarches administratives et judiciaires, par l’aide à la constitution de dossier et le conseil d’avocats amis. Nos démarches interviennent à tous les niveaux. Plus tôt nous pourrons intervenir, plus de chances de voir une solution positive sera le résultat de nos interventions.
Cette issue est le résultat de persévérance et de suivi constant des dossiers confiés. Par notre structure nationale, de son service juridique, par les associations amies, par le suivi détaillé de la jurisprudence nous épuisons toutes les voies de recours comme c’est le droit, parfois dénié par l’administration, de chaque administré ou justiciable.
Nous recevons avec une grande joie les personnes revenant nous voir, l’un avec sa reconnaissance d’asile politique, l’autre avec sa carte de résident, son autorisation de séjour, une famille avec un hébergement décent.
Nous continuons à participer à tous les niveaux aux à la vie et aux structures de notre association, fédération départementale, délégation régionale et nationale. Cette année nous avons participé au Congrès National, fort moment de notre association : beaucoup de satisfaction à visiter la ville hôtesse, Le Creusot, ville sans stationnement payant et sans vidéosurveillance…
Le soutien de la Mairie d’Annemasse est reconnu par la mise à disposition de salles et une bien utile subvention. Nous remercions la Mairie d’Ambilly pour sa première mise à disposition d’une salle de conférence. La sollicitation et la demande d’assistance personnes de l’agglomération peut poser la question également du soutien à recevoir des communes hors Annemasse ou de la Communauté d’Agglomération à notre action.
Le blog de la section a édité ses premiers articles au mois de Novembre : il peut être un vecteur de communication riche. Nous avons maintenu notre collaboration avec l’association Survie par l’organisation d’une conférence sur la Françafrique.
Une participation de la CIMADE à nos permanences vient de débuter. Une formation des adhérents avec le GISTI reste d’actualité.
Pour projet pour finir, un tournoi d’Echecs avec thématique des Droits de l’Homme, est en projet avec la section Annemassienne d’Echecs : des ex champions du monde, réfugiés politiques en Suisse sont disponibles pour être présents

dimanche 6 décembre 2009

Assemblée Générale de la LDH Annemasse

L'Assemblée Générale de la Section d'Annemasse de la Ligue Des Droits de l'Homme aura lieu

POUR LES ADHERENTS


Jeudi 10 décembre 2009 à 18:30 à la Maison des Associations (Martin Luther King)

Ordre du Jour:

- Rapport d’activité et moral 2009

- Rapport financier établi par le Trésorier

- Propositions d’actions pour l’année 2010

- Election du bureau pour l’année 2010

- Election de délégués à l’Assemblée Régionale des Sections
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Cette Assemblée sera suivie d'une rencontre-débat

A PARTIR DE 20 HEURES :

AVEC NOS SYMPHATISANTS, AMIS ET INVITES:



- Présentation de nos activités

- L'état des Droits de l'Homme en général et dans l'agglomération d'Annemasse en particulier

Le débat se terminera autour du verre de l'amitié.

La présence de l'ensemble des membres de la section est souhaitable.

dimanche 22 novembre 2009

Conférence débat France Afrique

Conférence Débat

Lundi 30 novembre 2009
20 heures 30

Ambilly 74100 – Clos Babuty

FRANCE AFRIQUE : LE RETOUR

Parce que les bienfaits de l’indépendance n’auront été que pour les dirigeants et leurs auxiliaires. Il suffit de voir comment les clans oligarchiques au Congo comme au Gabon se sont emparées de la totalité des richesses nationales pour s’en rendre compte. Sassou Nguesso est le Président du Congo depuis la guerre civile de 1997 qui a mis fin à la présidence démocratiquement élue de Pascal Lissouba. L’investiture d’Ali Bongo, fils de son père, coïncide avec la discrète réorientation de la politique de Paris vis-à-vis du continent africain. Cette fois-ci, aucun discours de Nicolas Sarkozy n’aura annoncé le vent nouveau. Ni celui de la rupture avec la France Afrique chiraquienne, comme à Cotonou en mai 2006, ni celui de la sincérité provocante, comme à Dakar en juillet 2007. Une inflexion de la politique africaine de la France vient de se négocier dans le silence feutré de l’Elysée, sans envolée lyrique ni médiatisation. Longtemps brandie par le président, la volonté de rénovation du tête-à-tête usé entre Paris et ses anciennes colonies a fait long feu. L’heure est au retour aux mauvaises vieilles habitudes : poids des émissaires officieux, priorité absolue aux intérêts économiques et stratégiques de la France sur les exigences démocratiques et les revendications des sociétés africaines. Loin des velléités de banalisation, l’Afrique redevient un domaine ultra-réservé au plus haut sommet de l’exécutif.
Intervenant Invité : Côme Mankassa

Docteur d’Etat es lettres et sciences humaines, docteur en sociologie, le professeur Côme Mankassa fut, tour à tour, journaliste, enseignant et diplomate. Il a été candidat à la Présidence de la république du Congo. Il a été également en 1991, ministre de la culture dans le gouvernement Pascal Lissouba. Côme Mankassa est le président fondateur de l’Union congolaise des républicains (UCR).

Vidéosurveillance

Vidéo surveillance : Point de vue de la Ligue des droits de l’Homme Annemasse
Le gouvernement veut étendre la vidéosurveillance dans toutes les villes de France. Il semble selon votre dossier contenu dans votre livraison du 12 novembre que les villes de Gaillard et d’Annemasse n’attendront pas. La ville de Gaillard apparait en pointe. Elle augmente le nombre des caméras de surveillance existantes.
Il est écrit dans votre journal que selon cette commune la vidéo surveillance est un atout contre l’insécurité. Pourtant nous pouvons lire dans l’article les propos du responsable de la police municipale une confirmation des expériences nationales et internationales : c’est plus le sentiment d’insécurité qui est combattu que l’insécurité elle-même. Il faut rassurer, il faut donner le sentiment d’être dissuasif. De même, il est reconnu que les caméras déplacent la délinquance dans d’autres lieux. Les quelques chiffres de réquisition cités confirment le phénomène : d’autres chiffres sont plus significatifs : l’augmentation des chiffres de la délinquance générale communiquée par la préfecture. Différents rapports nationaux indiquent des résultats pour le moins contradictoires sur l’efficacité de la vidéosurveillance (Cesdip-Cnrs : Centre de Recherche sur le droit et les institutions pénales)
Le traitement des données est un point des plus sensibles. Tel qu’écrit, Nous comprenons mal l’accès des policiers municipaux aux images. La réquisition judiciaire intervient à postériori dans le cadre de réquisition. Qui est garant de l’éthique observée lors des vacations ?
A coté de l’efficacité, Quel est le coût ?
• Investissement initial des caméras, du local de vidéosurveillance
• Fonctionnement, entretien, frais de télétransmission, vacation des fonctionnaires se relayant.
Intégrée depuis longtemps dans le travail quotidien de la police, la vidéosurveillance n’apparait pas comme un gage de réussite et d’efficacité: l’image du détenu Jean pierre Tréber était bien sur des caméras de surveillance, mais il court toujours…
En Grande Bretagne, pays ou existe le plus grand nombre de caméras de vidéosurveillance, l’étude du ministère de l’Intérieur a révélé que cela n’avait pas d’impact sur les niveaux de délinquance et de criminalité.
Aux Etats Unis, les grandes villes américaines constatent que la vidéosurveillance est moins efficace que prévue pour combattre la petite et la grande délinquance : la ville de Miami, bien connue des amateurs de séries policières américaines a abandonné l’usage systématique des caméras vidéo… Ces systèmes ne répondent donc pas aux promesses de sécurité: la vidéosurveillance n’a jamais fait baisser la délinquance de manière durable. La dérive sémantique de ses partisans employant le mot "protection " n'y change rien.
La Ligue des Droits de l’Homme a dès l’origine marqué son opposition à à la généralisation de la vidéosurveillance. « pourquoi s’opposer à la vidéosurveillance si l’on à rien à se reprocher ? ». L’argument est régulièrement avancé par les défenseurs des caméras et chacun accepte avec quelque indifférence d’être observé, repéré, tracé sans même en avoir conscience.
Mais un principe de justice veut que toute personne soit considérée innocente jusqu’au moment où il est établit qu’elle est coupable. La vidéosurveillance inverse la situation : toute personne filmée devra prouver qu’elle n’est pas en cause : chaque citoyen est placé en situation de suspect permanent, chaque personne passant la frontière aux Portes de France…
Le coût de ces systèmes – installation, maintenance, salaires des personnels surveillants – est démesuré et sera financé par des fonds publics au détriment de la prévention et de l’éducation.